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Une vie en quatre pattes : de l'enfance à la transmission

Mes grands-parents, qui m'ont élevée, avaient deux épagneuls bretons.

Pour mes 9 ans, la veille de mon anniversaire, mon grand-père m'a amenée chez un éleveur afin que je choisisse un chiot de la même race, parmi une portée de six magnifiques nouveau-nés. L'un d'entre eux a rampé sur ma cuisse alors que j'étais assise au sol et a fait pipi sur moi : Bambie, qui allait partager les 16 prochaines années de ma vie, m'avait choisie.

Au cours de cette période, elle m'a beaucoup apporté. Elle m'a permis de me responsabiliser (soins, nourriture) en développant mon autonomie et un certain sens du devoir. Elle m'a également soutenue émotionnellement par sa présence non jugeante, qui a réduit mon anxiété et augmenté ma confiance en moi. Au fil des années, sur le plan social, Bambie a facilité les interactions que j'ai pu avoir avec les autres. Les jeux et les balades en plein air m'ont encouragée à une vie active et saine. Sur le porte-bagages du vélo, dans le bateau pneumatique en mer ou derrière moi en luge, c'était ma meilleure amie.

Étudiante, je suis restée quelques années sans chien. Même si la charge financière m'effrayait un peu, c'étaient surtout l'investissement temporel et les contraintes de liberté qui m'interdisaient d'en prendre un.

Peu de temps avant la naissance de mon deuxième enfant, nous avons adopté un golden retriever, Malia, qui nous a comblés de joie par sa douceur. Elle a appris la marche à notre fils, le laissant s'appuyer sur elle en avançant calmement et en veillant à ce qu'il maintienne sa position debout. À 9 mois, Roméo faisait ses premiers pas sans appui, aux côtés de Malia. Nous l'avons malheureusement perdue très tôt à la suite d'une maladie.

Nous avons attendu deux mois avant de nous décider à accueillir un nouveau compagnon à quatre pattes : Pyrite, un beagle. Nous avions hâte de rentrer de nos vacances estivales pour la récupérer. Nous avons très vite craqué pour son tempérament vif, très sociable et joyeux. Par son instinct de chasseuse, elle nous a fait quelques farces en fuguant... mais elle est toujours revenue avec la même énergie débordante. Il nous est également arrivé de la chercher partout dans la maison, l'appelant longtemps alors qu'elle était cachée sous la couette, sur le lit d'un de nos enfants.

Grâce à elle, je vois dans l'attitude de mes enfants toute la bienveillance que j'ai pu avoir, enfant, au contact des chiens et ce qu'ils m'ont permis d'accomplir. Par exemple, il est plus rassurant et efficace de réviser ses leçons contre son animal plutôt que seul dans sa chambre. De même, il est bien moins néfaste d'être dans l'obligation de sortir son animal de compagnie plutôt que de « scroller » sur son mobile.

Je terminerai ce petit récit en insistant sur ce fait : adopter un chien est un engagement exigeant qui transforme le quotidien en une leçon de vie permanente. Nos amis les chiens nous offrent une complicité unique et un équilibre émotionnel précieux, quel que soit notre âge.

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Portrait de chercheuse : Sarah Bonnet, la « ticologue » qui anticipe les épidémies de demain Un enjeu de santé publique majeur : Les tiques constituent le principal vecteur de maladies chez l'homme et l'animal dans l'hémisphère Nord. Sarah Bonnet, entomologiste médicale et vétérinaire à l'Institut Pasteur (en partenariat avec l'INRAE), consacre ses recherches à ces acariens. Des risques accentués par les changements environnementaux : Climat : Le réchauffement global entraîne la migration d'espèces tropicales ou arides vers le nord. C'est le cas de la tique Hyalomma marginatum, désormais implantée dans le sud de la France et capable de transmettre la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (létale dans 10 % à 40 % des cas). Urbanisme : La végétalisation des villes et la création de coulées vertes connectant les campagnes aux centres-villes risquent de créer des corridors pour la faune sauvage porteuse de tiques. Une innovation pour la surveillance : Pour dépasser les limites des collectes de terrain, la chercheuse développe un projet international (via le consortium PICREID) visant à créer un biomarqueur d'exposition. Une simple prise de sang permettra de détecter des anticorps spécifiques pour confirmer une piqûre et identifier l'espèce de tique impliquée. L'approche « One Health » : Face à ces menaces complexes, Sarah Bonnet préconise une vision globale qui interconnecte de manière indissociable la santé humaine, la santé animale et l'environnement.